Mariés
en 1990, Amy et Wade Finley, n’arrivant pas à avoir d’enfants, se
tournent vers la procréation médicalement assistée. En juin 2001,
plusieurs embryons sont créés par fécondation in vitro (FIV) :
deux d’entre eux sont, en vain, réimplantés et deux autres congelés. Un
mois plus tard, Wade Finley décède. En juin 2002, sa femme décide de se
faire réimplanter les deux embryons congelés : un bébé naît qu’elle fait
reconnaître comme celui de son défunt mari.
Viennent des difficultés
financières qui contraignent Amy Finley à demander le versement, pour
elle et son enfant, des bénéfices liés à l’assurance sociale de son
mari. Ce que refusent les services sociaux, la loi ne considérant comme
seuls héritiers que les enfants conçus avant le décès des parents.
La Cour suprême de l’Arkansas est
ensuite saisie et doit répondre à la question suivante : quelle est la
date de conception de l’embryon, celle de sa création ou de son
implantation ? La Cour a jugé que cette problématique ne relevait pas de
ses compétences et a demandé au Parlement de l’Etat de se pencher sur le
sujet. Elle a toutefois souligné que la législation de l’Arkansas ne
prévoyait pas explicitement "de permettre à un enfant créé par
fécondation in vitro et implanté après le décès du père d’hériter".