Donald
Tusk, premier ministre polonais, vient d’annoncer que le gouvernement ne
mettrait pas en place le remboursement de la fécondation in vitro
(FIV). Mesure qu’Ewa Kopacz, ministre polonais de la Santé, avait
évoquée, en décembre dernier, déclenchant un vif débat sur la question.
Dans une lettre adressée aux
députés, l'épiscopat polonais avait tenu à rappeler qu'une FIV "fait
périr de nombreux embryons, ce qui constitue une sorte d'avortement
raffiné" et qu’"un enfant n'est pas un objet, et même les parents
ne peuvent dire qu'ils ont droit à cette méthode, surtout qu'un tel
"droit" a pour prix la mort de ses frères et sœurs".
4 000 à 6 000 FIV sont
pratiquées chaque année en Pologne, pour un coût estimé entre 6 000 et
12 000 zlotys (soit entre 1 620 et 3 200 euros).
Rappelons que la Pologne
n’est pas signataire de la Convention bioéthique du Conseil de l’Europe.
Le gouvernement aurait laissé entendre qu’il confierait ce dossier à la
Commission conjointe du gouvernement et de l’épiscopat qui devrait se
réunir au cours du mois de janvier.