Au
Royaume-Uni, entre 1991 et 2005, 1.2 million d’embryons n’ont pas été
utilisés sur les 2 137 924 créés dans le cadre d’un processus de
procréation médicalement assistée. Le Parlement britannique tire la
sonnette d’alarme.
En
2005, 21.6% des fécondations in vitro ont donné naissance à
11 262 enfants mais, pour obtenir ces résultats, ce ne sont pas moins de
191 000 embryons qui ont été créés. Du fait du faible taux de rendement
des fécondations in vitro, créer plus d’embryons augmente les
chances de succès. Parmi les embryons créés au cours des fécondations
in vitro, on estime à 20% le nombre d’embryons viables. Au final,
généralement deux embryons seulement sont réimplantés. En décembre
dernier, la Haute autorité britannique en fertilisation et embryologie
humaines (HFEA) a demandé que des mesures soient prises afin de ne
réimplanter qu’un embryon – pour diminuer le nombre de grossesses
multiples
(cf. Synthèse de presse du 11/12/07).
Selon
la loi en vigueur, les embryons non utilisés peuvent être détruits,
congelés, "donnés" à d’autres couples infertiles ou à la recherche.
Cette dernière proposition concerne 82 955 d’entre eux.
D’après
un rapport publié par la HFEA en décembre 2007, 64% de la recherche
embryonnaire menée au Royaume-Uni a pour but de comprendre le
développement des embryons, afin d’améliorer les "traitements" de
l’infertilité.