La
Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés (OGM),
constituée en décembre dernier en Comité de préfiguration (en attendant
la loi), se réunit aujourd'hui et le 9 janvier prochain pour étudier le
cas du maïs MON 810, seule plante OGM cultivée à grande échelle en
France. Elle devrait rendre son avis le 10 janvier.
Rappelons que
le gouvernement avait, dans un premier temps, décidé d'activer la clause
de sauvegarde auprès de la Commission européenne qui permet à un Etat
membre de ne pas utiliser sur son territoire un OGM autorisé au niveau
européen. Mais, Jean-Louis Borloo a ensuite estimé nécessaire d'attendre
l'avis scientifique de la Haute Autorité sur les OGM et publié un arrêté
de suspension de vente des semences, valable jusqu'au 8 février (date à
laquelle est prévue l'adoption d'une loi sur les OGM).
C'est ce
retournement de situation que dénonce les opposants aux OGM. Une
quinzaine d'entre eux, dont José Bové, vient d'entamer une grève de la
faim, réclamant "l'application de la clause de sauvegarde européenne
sur le maïs Monsanto 810, seul autorisé à la culture".