La
Présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM),
Laurence Tiennot-Herment, réagit dans Le Figaro du 31/12/07 à la tribune
de Jean-Michel Bader publiée le 08/12/07 (cf.
Synthèse de presse du 10/12/07).
Laurence Tiennot-Herment estime
que l'AFM ne se substitue pas à la politique de recherche des pouvoirs
publics, puisque le budget de recherche du Téléthon serait 10 fois moins
important que celui des organismes publics de recherche (60 millions
contre 600 millions).
Elle rappelle que l'AFM finance
la recherche fondamentale à hauteur de 30% de son budget de recherche.
La thérapie génique ne représenterait que 45% des essais cliniques
bénéficiant de fonds du Téléthon, la pharmacologie 40% et la thérapie
cellulaire 15%.
Elle précise également que la
stratégie de l'AFM "bénéficie à l'ensemble des maladies génétiques ou
rares, aux problématiques liées au handicap et rejaillit aussi sur de
nombreuses maladies fréquentes comme celles de Parkinson ou
d'Alzheimer".
Et de conclure : "les
donateurs du Téléthon peuvent compter sur l'intégrité et la
transparence de notre association dans ses choix stratégiques".
Par ailleurs, selon une étude
publiée le 27 décembre dernier dans le New England Journal of
Medicine, la première étape d'une nouvelle approche pour traiter la
myopathie de Duchenne, aujourd'hui incurable, vient d'être validée par
un essai dit de phase 1. Cette étude a été financée par l'AFM. Les
chercheurs auraient réussi à "sauter" la mutation génétique responsable
de la maladie et à provoquer la production de la protéine absente chez
quatre patients participant à l'essai.