Le
scandale des cliniques espagnoles de Madrid et Barcelone
(cf
Synthèses de presse du 27/11/07 et du
17/12/07) soupçonnées de
pratiquer des avortements illégaux, a entraîné
plusieurs manifestations anti avortements. Les représentants des
cliniques privées, où sont réalisés la plupart de ces avortements
accusent les autorités publiques de les abandonner à leur sort et de
"manquer de fermeté" à l'égard des manifestants qui
"privent" leurs patientes de leur "liberté" et de leur
"sécurité". Elles ont également dénoncé les "inspections
abusives" dont elles estiment être victimes de la part du
gouvernement régional de Madrid.
L'Eglise, de son côté, a rappelé
que l'IVG est "un euphémisme qui recouvre une action horrible et
abominable".
Rappelons qu'en Espagne
l'avortement est autorisé dans trois cas : après un viol (dans la limite
de douze semaines de gestation), en cas de malformation fœtale (jusqu'à
vingt-deux semaines de grossesse) ou de danger pour la santé physique ou
mentale de la mère (sans limitation de temps).
C'est précisément pour motif de
"risque psychologique" pour la santé de la mère que la plus
grande majorité des 91 000 avortements recensés en 2005 en Espagne ont
été pratiqués. Des dérives ont été constatées, certains avortements
étant pratiqués jusqu'à huit mois de grossesse.
C'est pourquoi de nombreuses associations voudraient que la loi soit
réformée afin d'encadrer les avortements dans le temps.
Le chef du gouvernement
Espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero a fait savoir que la réforme de
l'avortement ne figurerait pas dans son programme pour le prochain
scrutin de mars 2008.