En
décembre 2007, à Strasbourg, lors d'un débat sur les droits de l'Homme
au Parlement européen, le député Ari Vatanen dénonçait le non respect de
ces droits de l'Homme dans plusieurs régions du monde. Il
rappelait notamment que ces droits de l'Homme étaient toujours
sélectifs, au nom du politiquement correct, par exemple en Chine,
où 30 à 40 millions de petites filles ont été avortés ou victimes
d'infanticide ou même abandonnées.
Il
s'interrogeait alors pour savoir si les choses se passaient mieux en
Europe. Il pointait du doigt les pays qui avaient encore recours à la
peine de mort et rappelait que, dans l'Union Européenne, outre la peine de mort,
plus d'un million d'enfants étaient morts avant même d'avoir vu le jour.
Et de se demander alors si nous pouvions construire une société saine
alors même que le droit à la vie n'est pas respecté.
Il rappelait
enfin que la première mission des politiques était de défendre les plus
faibles, les plus vulnérables. "Le premier droit humain est celui de
naître", déclarait-il. Nous ne pourrons pas construire une société
meilleure, si nous la construisons sur le "sable mouillé des larmes
des enfants non nés".