Le
Quotidien du Médecin revient sur le 1er Symposium international sur
les cellules souches embryonnaires humaines qui s'est tenu la semaine
dernière au Génocentre d'Evry.
Pour le Pr Marc
Peschanski, un des principaux organisateurs, ce symposium a reflété
"un foisonnement d'idées" quant aux applications possibles des
cellules souches embryonnaires humaines.
Pourtant si
l'aspect thérapeutique était omniprésent tout au long du congrès, aucune
étude sur les cellules souches embryonnaires humaines n’a été présentée.
La seule étude clinique présentée a été celle de Marc Peschanski sur la
chorée de Huntington, réalisée avec des cellules fœtales chez 60
patients. Les résultats de ces travaux montrent une stabilisation
temporaire des malades, sans amélioration, avec reprise de l’évolution
de la maladie au bout de quelques mois.
D'après Marc
Peschanski, le débat sur les aspects éthiques de l'utilisation de ces
cellules est "absolument nécessaire, et d'autant plus que la loi de
bioéthique doit être révisée cette année". Il ajoute que le débat
doit "se construire à partir des données réelles sur l'étude de l'art".