Dans
le préambule de la Charte de Rome, signée la semaine dernière par les
chefs de service des 4 principaux hôpitaux publics romains, on peut lire
: "le droit de vivre est essentiel, un nouveau né, même extrêmement
prématuré, doit être traité comme tous les autres êtres vivants à risque
et il doit recevoir une assistance médicale adéquate". Dans ce
document, les médecins déclarent qu'un nouveau né qui survivrait à un
avortement thérapeutique devrait être réanimé même s'il a moins de 22
semaines. Les signataires ont également indiqué que les médecins
pouvaient se passer de l'autorisation de la mère avant de réanimer le
fœtus.
Beaucoup de
médecins réagissent à cette prise de position. "Je ne comprends pas,
c'est totalement absurde, les chances de survie d'un fœtus de 22
semaines sont quasi nulles" déclare le professeur Donzelli qui
dirige une clinique privée à Florence ; "C'est de l'acharnement
thérapeutique", souligne le président de l'association des
obstétriciens et des gynécologues transalpins.
Du côté
politique aussi on se mobilise. Si l'aile catholique applaudit "une
décision courageuse", la ministre de la Santé déclare : "les
Italiennes et les étrangères [...] doivent prendre la parole.
Mobilisez-vous, défendez le droit à l'avortement et parlez du fait
d'être mère".