Le
7 février, les parlementaires français devraient autoriser la
ratification du traité modificatif européen, dit traité de Lisbonne. Il
devrait remplacer le projet de Constitution que les Français et
les Hollandais avaient rejeté en 2005. L'incorporation de la Charte
européenne des droits fondamentaux accordera à ce "mini traité" une
valeur juridique contraignante pour les Etats signataires.
La Charte stipule que "le droit
de se marier et de fonder une famille est garanti", mais elle ne
précise pas le sexe des conjoints et dissocie la notion de mariage et de
famille. De plus, le texte proposé ouvre la porte à la jurisprudence
européenne pour reconnaître l'équivalence de tous les types de mariage,
tant en ce qui concerne l'adoption d'enfants que la procréation
médicalement assistée.
La Charte va aussi restreindre
le domaine de la protection de la vie humaine. En effet, selon l'un des
derniers avis rendus par le tribunal européen "l'enfant à naître
n'est pas considéré comme une personne". La Charte interdit
seulement le clonage reproductif, sans mentionner le clonage à
visée thérapeutique. Rappelons qu'en 1997, la Convention de biomédecine
du Conseil de l'Europe précisait "qu'est interdite toute intervention
ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un
autre être humain, vivant ou mort...". La recherche sur les
embryons, le diagnostic préimplantatoire, la création d'embryons
hybrides, etc... risquent de ne plus être encadrés au niveau juridique.
Enfin, on devrait voir
disparaître "l'interdiction d'infliger à quiconque la mort
intentionnellement", ce qui potentiellement pourrait laisser
la voie ouverte à "une dépénalisation de l'euthanasie et du suicide
médicalement assistée".
Lire en ligne l'article de Monseigneur
Rey