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Alors
que le père d'Eluana Englaro a eu l'autorisation par la Cour d'appel de
Milan de laisser mourir sa fille plongée dans le coma depuis 17 ans, en
supprimant son hydratation, cette décision continue de susciter une
grande émotion en Italie
(Cf.
Synthèse de presse du 10/07/08).
Cette autorisation donnée en juin 2008 n'a toujours pas été appliquée,
aucun hôpital n'acceptant de stopper l'hydratation d'Eluana, cet acte
constituant une euthanasie. Des associations italiennes de parents de
personnes handicapées ont porté l'affaire devant la Cour européenne des
droits de l'Homme (CDH) estimant dans leur requête que l'arrêt de la
Cour de Milan violait le droit à la vie et l'interdiction des
traitements inhumains et dégradants.
La CDH a débouté lundi 21 décembre 2008 ces
associations en considérant que ces plaintes étaient irrecevables au
motif que ces associations ne pouvaient se prévaloir d'un dommage "direct".
Toutefois la vie d'Eluana a été sauvée la semaine
dernière par le ministre italien de la Santé, M. Maurizio Sacconi qui a
déclaré le 17 décembre que "l'interruption" de l'hydratation et
de l'alimentation des personnes qui se trouvent en état végétatif
persistant serait "contre la loi" et ce, dans "toutes les
structures du Service de santé national italien, aussi bien publiques
que privées, conventionnées ou accréditées" (Cf.
Synthèse de presse du 18/12/08). Ainsi toute structure qui offrirait
d'interrompre l'hydratation ou l'alimentation qui maintiennent cette
jeune fille en vie, violerait la loi. Le ministre Italien a aussitôt
adressé un acte à toutes les régions d'Italie, acte qui constitue une
obligation "afin que le service sanitaire national soit uniformisé et
garantisse à tout citoyen le droit à l'alimentation et à l'hydratation". |