Lors
de la traditionnelle messe de rentrée des responsables politiques, le
cardinal André Vingt Trois s'est félicité de voir "nos concitoyens
(...) plus ouverts aux questionnements éthiques qu'ils ne l'étaient
il y a une quinzaine d'années".
Il a annoncé que les évêques
remettraient prochainement aux parlementaires les conclusions du travail
qu'ils ont mené sur les questions de bioéthique, non pas "pour
imposer à la société des vues particulières", mais pour "fournir
des éléments d'appréciation dans le dialogue" qui s'annonce. Il
s'agit aussi d'une mise en garde pour tous ceux qui voudraient, en
matière de procréation ou de fin de vie par exemple, multiplier les
dérogations : "après plus de dix ans sous le régime des premières
lois de bioéthique, l'expérience nous montre que les exceptions ne sont
souvent que la manière déguisée de donner une autorisation en
sauvegardant les grands principes. A moins que ce ne soit une tactique
pour abaisser les résistances et accoutumer les consciences à la
transgression", a t-il conclu |