Le
week-end prochain aura lieu une nouvelle édition du Téléthon. A cette
occasion, le journal Var Matin a interrogé Pierre-Olivier Arduin,
président de la commission de bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon,
sur les questions morales posées par les recherches sur l'embryon.
"Comme l'a rappelé le Comité national d'éthique, la plus haute autorité
morale de notre pays, l'embryon humain appartient, dès la fécondation, à
l'ordre de la personne et non de la chose ou de l'animal. [...]
En défendant son statut, l'Eglise fait appel à la conscience de chacun
et rappelle les principes de dignité et d'inviolabilité de la vie
humaine".Il rappelle
que Mgr Rey, évêque de Toulon, "demande à chacun de prendre
conscience des transgressions éthiques qui sont à l'œuvre aujourd'hui."
"Nous sommes désolés que l'Association française contre les myopathies
(AFM)" - qui organise le Téléthon- "campe sur des positions
dogmatiques, alors que 54% des français auraient souhaité un système de
fléchage des dons pour être assurés que leur argent n'aille pas à la
destruction programmée d'embryons et à leur tri sélectif."
Et de conclure en affirmant
"tous les résultats actuels montrent que c'est en respectant l'éthique
qu'on progresse médicalement"."L'Eglise veut réconcilier la science et
la morale."
Pour en savoir plus sur les
enjeux éthiques du téléthon, voir
la
lettre mensuelle Gènéthique n°95 de novembre 2007 |