Au
surlendemain de la remise du rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie
excluant la légalisation de l'euthanasie (cf.
Synthèse de presse du 02/11/08), le député PS Manuel Valls présente
aujourd'hui à l'Assemblée une proposition de loi "visant à encadrer
l'aide active à mourir". Pour Manuel Valls, les "réelles
avancées" de la mission Leonetti "restent néanmoins insuffisantes
pour toutes les personnes en phase avancée ou terminale d'une maladie
incurable". La proposition de l'élu socialiste autoriserait
l'euthanasie même si les souffrances peuvent être apaisées.
Par ailleurs, le président de
l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer a qualifié le rapport Leonetti de
"travail remarquable"."Par mon expérience parlementaire, je pense que
légiférer pour l'exception serait une erreur", a t-il expliqué.
Dans Zenit, Paulina
Taboada, médecin et membre de l'Académie pontificale pour la Vie revient
sur la différence entre l'euthanasie et la limitation de l'acharnement
thérapeutique : pour qu'il y ait spécifiquement euthanasie, il faut
avoir l'intention de donner la mort. Elle illustre ses propos avec le
cas d'Eluana Englaro dont le père
a obtenu de la justice italienne que l'on arrête d'alimenter sa
fille de 26 ans dans le coma depuis 1992 (cf.
Synthèse de presse du 14/11/08). Pour elle, il s'agit bien d'un cas
d'euthanasie.
En revanche, pour la jeune Hannah Jones, cette jeune fille britannique
de 13 ans atteinte d'une forme rare de leucémie depuis l'âge de 4 ans et
qui vient de refuser une transplantation cardiaque au résultat incertain
bien qu'elle sache qu'elle risque de mourir prochainement (cf.
Synthèse de presse du 13/11/08), Paulina Taboada affirme qu'il
s'agit d'un cas de légitime limitation de l'acharnement thérapeutique. |