Le
Grand-duc Henri de Luxembourg a annoncé hier, mardi 2 décembre, qu'il ne
promulguerait pas la loi légalisant l'euthanasie alors que celle-ci
devrait être adoptée, en seconde lecture, le 11 décembre prochain. Le
texte avait déjà recueilli une courte majorité en février dernier, à 30
voix sur 59 votants, (cf.
Synthèse de presse du 21/02/08 et du
09/10/08) mais doit encore passer en seconde lecture avant d'entrer
en vigueur.
Après le refus du souverain
d'avaliser cette loi, le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, a
déclaré vouloir modifier la Constitution pour réduire les pouvoirs du
Grand-duc qui peut aujourd'hui, en plus de "promulguer" les lois, les
"sanctionner". "Parce que nous voulons éviter une crise
institutionnelle mais en même temps respecter l'opinion du Grand-duc",
ce dernier devra seulement "promulguer les lois pour qu'elles
rentrent en vigueur", a expliqué le Premier ministre. Cette révision
constitutionnelle pourrait être soumis au Parlement dès la semaine
prochaine.
Le projet de loi luxembourgeois
sur l'euthanasie prévoit l'immunité pour les médecins pratiquant
l'euthanasie s'ils respectent une procédure vérifiée par une Commission
nationale de contrôle et d'évaluation. Son champ d'application s'étend
jusqu'aux jeunes de 16 à 18 ans, sous réserve de l'accord de leurs
parents. |