Le
Conseil de l'Europe s'apprête à voter, demain 16 avril, un projet de
résolution intitulé "Accès à un avortement sans risque et légal en
Europe" (cf.
Synthèse de presse du 19/03/08).
La Commission des questions
sociales, de la santé et de la famille, saisie pour rédiger un avis, sur
cette question, a organisé une audition d'ONG en février 2007. Les
associations représentées étaient : la Fédération internationale des
plannings familiaux (IPPF), le Forum parlementaire intereuropéen
sur la population et le développement (FPIPD), la Fédération
internationale des professionnels de l’avortement et de la contraception
(IEPFPD), "Aktion Lebensrecht für Alle" (Allemagne),
l’Association suédoise pour l’éducation à la sexualité (RFSU) et
"Abortion Rights" (Royaume-Uni).
Le projet de résolution prévoit de
considérer l'avortement comme "un droit des femmes". De nombreuses
associations comme Femina Europe, Care for Europa, Nouvelle Femme pour
l'Europe (NFE) ou l'Alliance pour un Nouveau Féminisme Européen (ANFE)
ont réagi en dénonçant ce projet de texte. Certaines prévoient des
amendements, d'autres appellent à voter contre ou à s'abstenir.
Rappelons que ce droit n'a jamais été reconnu par les Instances
internationales, ni l'ONU, ni l'Union européenne. Il n'existe à l'heure
actuelle, aucun consensus européen ou mondial, pour reconnaître
l'avortement comme étant inclus dans les droits reproductifs.
L'ANFE rappelle que la question de
l'avortement relève de la compétence des Etats membres. Par respect du
principe de subsidiarité, il est nécessaire que le Conseil de l’Europe
en fasse une juste application dans ses textes. En reconnaissant
l’avortement comme un "droit de la femme", le but est d'extraire
l'avortement de la compétence des Etats.