Dans
son discours d'ouverture de l'Assemblée épiscopale de printemps, le
cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la
Conférence des évêques de France est longuement revenu sur "l'affaire
Sébire". Il a dénoncé une "campagne (...) orchestrée (...)
à partir du drame personnel d'une personne gravement malade pour
faire passer dans l'opinion le sentiment qu'il y aurait urgence à
délivrer légalement un permis de disposer de sa vie", "en
réalité, il s'agirait d'un nouveau permis de disposer de la vie de son
prochain, disons-le simplement : d'un permis de tuer" ; "on a
voulu capter l'émotion légitime pour la substituer à la réflexion ; on a
fait monter les enchères émotionnelles ; on a instrumentalisé une
situation douloureuse pour la cause".
Il a rappelé,
au nom de tous, leur conviction "que la société n'a pas vocation à
organiser la mort, la mort de personne : ni celle de l'enfant à naître,
ni celle du grand malade en phase terminale, ni celle des vieillards en
fin de vie" et appelé les fidèles laïcs ou consacrés qui le peuvent
à accompagner les personnes malades ou âgées.
"La
dignité humaine est vraiment à promouvoir, mais cette promotion ne peut
pas passer par le déni de la valeur de chaque existence humaine quels
que soient ses handicaps ! Une société pour la vie est une société qui
aide ses membres à vivre jusqu'au bout de leur vie, qui ne les fait pas
douter de la valeur de leur présence ici-bas", a-t-il conclu.
Les évêques
doivent examiner aujourd'hui les questions de bioéthique. Mgr Pierre d'Ornellas,
archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur ces
questions, expose ces travaux. Interviewé à cette occasion dans Le
Figaro, Mgr d'Ornellas rappelle que, face aux évolutions continues
de la science, l'Eglise doit "aider la société à raison garder".
Il répète que "la loi civile n'est pas faite pour autoriser à
supprimer une vie mais pour la protéger" et qu'"aucune personne
humaine ne peut être manipulée par la biochimie ni être réductible à ses
composants biologiques"...
Signalons par
ailleurs que les évêques catholiques espagnols ont rappelé, à l'occasion
de la Journée pour la Vie célébrée le 31 mars, qu'"aucun catholique,
en aucun cas, ne peut admettre des pratiques comme l'avortement,
l'euthanasie ou la production, la congélation et la manipulation
d'embryons humains".