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Soutenus
par le National Institute of Health, des chercheurs du
Stanford University Medical Center annoncent que l’utilisation
de cellules souches embryonnaires humaines à des fins thérapeutiques
présente des limites importantes.
"Il devient de plus en plus difficile de croire que ces
cellules sont immuno-privilégiées", affirme le chercheur
Joseph Wu, assistant professeur en médecine cardiovasculaire et en
radiologie.
Par une technique nouvelle, permettant d’observer en temps
réel la vie et l’évolution des cellules transplantées, les
chercheurs ont constaté que les cellules embryonnaires mouraient au
bout de 10 jours à peine quand le système immunitaire de la souris
fonctionne normalement. Cette réponse immunitaire proviendrait d’une
protéine qui apparaît lors de la différenciation cellulaire. Le
système immunitaire est alors plus rapide pour repérer les cellules
étrangères. On peut comparer la réaction à celle causée lors d’une
greffe d’organe. C’est pourquoi il devient nécessaire de pallier le
problème en administrant des composés chimiques permettant aux
cellules embryonnaires de survivre. Aujourd’hui, la durée de vie
maximale atteinte s’élève à 28 jours chez des souris dont le système
immunitaire fonctionne correctement. |