Les
6 groupes de travail mis en place dans le cadre du « Grenelle de
l’environnement » ont rendu hier leurs propositions. Ces mesures
devraient permettre de déboucher, lors de la dernière table ronde fin
octobre, à 15 ou 20 mesures à mettre en place sur 5 ans.
Les membres
du groupe de travail proposent la création « d’une haute autorité
unique donnant des avis au gouvernement sur chaque OGM » qui
disposerait « d’une expertise pluridisciplinaire, d’une expertise
citoyenne et des moyens propres ». Celle-ci devrait être créée
« avant la fin du printemps 2008 » par l’adoption d’une loi.
Le groupe de
travail a également proposé que le projet de loi décline le principe
« du libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM » et
celui « du pollueur-payeur ». Il suggère également l’adoption
d’un consensus sur la non-brevetabilité du génome.
Par ailleurs,
il propose qu’en cas de contamination d’un champ par un OGM « la
charge de la preuve soit portée par les semenciers producteurs et les
cultivateurs d’OGM ».
Enfin, il
conteste le taux qui prévoit qu’en deçà de 0,9% d’OGM contenu dans un
produit, il n’y a aucune obligation de le mentionner.
Ces
propositions devraient faire l’objet d’une première étude mi-octobre
avec Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, avant la table
ronde prévue fin octobre.