Zenit
revient sur l'avortement sélectif, largement pratiqué en Inde et en
Chine notamment.
Le gouvernement
indien a reconnu qu'en 20 ans, 10 millions de filles avaient été tuées,
que ce soit avant ou après leur naissance. Selon les Nations-Unies, 2
000 fœtus féminins seraient illégalement avortés chaque jour en Inde.
Dans certaines régions comme le Pendjab, on recensait, en 2001, 800
filles pour 1 000 garçons.
Ce problème a
éclaté au grand jour quand, le 28 juillet, le Guardian a rapporté
la découverte des corps de plus 40 fœtus féminins dont on estime qu'ils
ont été avortés à 5 mois environ. En février dernier, la police avait
retrouvé les restes de 15 enfants calcinés dans un hôpital de la région
de Madhya Pradesh. A la même époque, des ossements de près de 400 fœtus
et nouveau-nés avaient été trouvés à l'arrière d'un hôpital de la ville
de Bhopal.
Le gouvernement
indien a, depuis, annoncé la création d'orphelinats pour accueillir les
enfants filles (cf.
Synthèse de presse du 21/02/07).
D'après le
Wall Street Journal du 21 avril dernier, cette situation dramatique
offre de véritables marchés lucratifs. Il cite General Electric qui
aurait vendu suffisamment de machines à ultrasons pour qu'on en trouve y
compris dans des villes qui n'ont ni eau potable ni routes décentes.
Puneet Bedi, obstétricien à New Dehli, accuse les entreprises de se
servir de la forte demande de garçons pour faire du business.
Pour Zenit,
la réalité de l'avortement sélectif est à la fois minimisée, notamment
par les grandes instances comme l'UNICEF, et passée sous silence par les
médias...