L'Institut
des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies
monogéniques (I-STEM) vient d'être inauguré. Accueilli par le Génopole
d'Evry, il est dirigé par Marc Peschanski et a pour objectif d'explorer
les potentiels thérapeutiques des cellules souches embryonnaires et
adultes dans les maladies d'origine génétique.
C'est au moment de la révision
des lois de bioéthique en 2004, que Marc Peschanski a lancé l'idée d'un
tel laboratoire. Son but : étudier les cellules souches embryonnaires.
Il s'appuie alors sur de nombreux partenaires et notamment l'Association
française contre les myopathies (AFM), l'Inserm et l'université d'Evry-Val-d'Essonne.
Parmi les nombreuses équipes
qui travaillent au sein de cet Institut, certaines s'intéressent à des
lignées de cellules souches mutées, développées à partir d'embryons
malades rejetés à la suite d'un diagnostic préimplantatoire (DPI).
Notons aussi qu'une autre équipe travaille à la production d'une lignée
cellulaire mutée à partir d'une lignée de cellules souches
embryonnaires humaines saines.
En 2005, l'I-Stem fut le
premier laboratoire français à obtenir l'autorisation de travailler sur
des cellules souches embryonnaires humaines. En 2006, il a reçu
l'autorisation de l'Agence de la biomédecine de construire une banque de
lignées de cellules mutées pouvant servir pour l'étude des maladies
monogéniques.
Par ailleurs, Valérie Pécresse,
ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'est exprimée
lors de l'inauguration sur la décision du Royaume-Uni d'autoriser la
création d'embryon hybride homme-animal
(cf synthèse de presse du 06/09/07). Elle souhaite que "l'Agence
de la biomédecine se saisisse dès maintenant des questions d'éthiques
suscitées par la décision britannique". Des "questions qui ne se
posent pas aujourd'hui à notre pays, mais qui pourraient émerger dans le
cadre de la révision prévue en 2009 sur la loi de bioéthique".
Quant à Roselyne Bachelot, elle
a confirmé la tenue des Etats généraux de la bioéthique d'ici à 2009.