Pierre-Olivier
Arduin, responsable de la commission Bioéthique et Vie humaine du
diocèse de Fréjus-Toulon et auteur d’une note de réflexion éthique qui
avait suscité l’année passée la controverse du Téléthon, vient de
publier un livre, "La bioéthique et l’embryon"*. Tout en prenant
appui sur la polémique de l’année dernière, cet ouvrage la dépasse
résolument pour proposer une réflexion approfondie sur les grandes
problématiques bioéthiques contemporaines. L’auteur souhaite s’inscrire
dans ce que Mgr Rey, qui signe la préface, appelle une pastorale de
l’intelligence visant à armer et former les consciences de tous ceux qui
sont sensibles à la protection de la vie humaine, fût-elle fragile et
vulnérable.
Les thématiques abordées
embrassent les mécanismes de consensus au sein des grandes enceintes
bioéthiques, l’eugénisme, la place des biotechnologies dans notre
postmodernité, le relativisme et l’utilitarisme éthiques, le statut de
l’embryon humain, une lecture critique de la loi française de
bioéthique, l’instrumentalisation du langage, les rapports entre loi
civile et loi éthique naturelle, les aspects scientifiques totalement
novateurs des cellules souches adultes,…
Au-delà de ces questions majeures,
l’auteur ouvre une perspective plus large qui est celle d’un choc
culturel et moral entre, d’une part, l’idéologie relativiste
postmoderne, et d’autre part, le magistère actuel de l’Eglise qui reste
le seul porte-voix de la conscience morale universelle. De ce livre,
écrit comme un vibrant appel à la réflexion et à l’action de toux ceux
qui sont attachés au principe intangible du respect de la vie humaine
dès sa conception, il ressort que l’objection de conscience est porteuse
d’une dynamique capable d’ébranler les forces contemporaines de la
culture de mort.
*"La bioéthique et l’embryon, quels
enjeux après la controverse du Téléthon ?", Editions de l’Emmanuel,
préface de Mgr Rey, avant-propos de Jean-Marie Le Méné.