En
mai dernier, le gouvernement britannique avait autorisé
la création d'embryons hybrides
humain-animal pour la recherche
(cf synthèse de presse du 21/05/07).
Hier, c'est au tour de la Human Fertilisation and Embryology
Authority (HFEA) d'accepter que certains laboratoires de recherche
produisent des embryons hybrides, créés à partir d'une cellule humaine
et d'un ovocyte de vache, par exemple. L'objectif serait d'obtenir un
embryon "humain" selon le principe du clonage, en injectant le noyau
d'une cellule humaine dans un ovocyte prélevé chez un animal. La HFEA a
précisé que l'embryon devait être détruit, au plus tard, quatorze jours
après sa création.
Pour Stephen
Minguer, l'un des chercheurs qui a demandé l'autorisation de créer de
tels embryons, il s'agit de disposer de lignées de cellules souches
humaines pour la recherche...
Le seul pays à
avoir déjà autorisé la création d'embryons hybrides est la Chine, où ils
sont maintenus en vie jusqu'à un stade assez avancé.
Hier soir, Mgr
Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la vie, a
dénoncé "un acte monstrueux dirigé contre la dignité humaine" et
demande à la communauté scientifique de "se mobiliser".