L’avortement
est la plupart du temps considéré comme une affaire de femmes et l’on
pense souvent que les hommes n’ont pas de rôle particulier dans cette
décision et qu’ils n’en ressentent aucun effet.
Zenit
consacre une interview à Kevin Burke, directeur associé de "Rachels’s
Vineyard Ministries", un groupe qui vient en aide à ceux qui sont
meurtris par un avortement. Celui-ci évoque les principales blessures
ressenties par les hommes à la suite d’un avortement, les moyens pour en
guérir et la façon dont ils peuvent aider leur femme pour surmonter une
telle épreuve. K. Burke est aussi l’auteur d’un livre "Redeeming a
Father-s Heart" (La rédemption d’un cœur de père).
"Nous
avons tous entendu que l’avortement était une affaire entre la femme,
son médecin et Dieu", explique K. Burke. "Les hommes sont souvent
considérés comme des éléments périphériques dans cette décision,
détachés et pas affectés par le choix de la femme."
Or, 95% des
hommes sont impliqués dans les décisions qui conduisent à un avortement.
Ils ressentent le besoin de partager leur expérience avec d’autres
hommes et finissent par comprendre que leur ressentiment est normal.
Souvent les hommes se sentent coupables de la grossesse de leur femme,
de leur avoir mis la pression pour avorter et de ne pas être venus au
secours de leur enfant, écrit le Dr Wayne Brauning, fondateur de "Men’s
Abortion ReCovery".
Honte,
culpabilité, souffrance, anxiété, dépression et problèmes relationnels
sont les principaux symptômes du syndrome post-abortif. D’autres hommes
souffrent de problèmes sexuels, d’addictions à la drogue, à l’alcool, au
jeu ou à la pornographie.
Pour en guérir,
K. Burke encourage les hommes à suivre des retraites de guérison.