La
Commission nationale d'éthique suisse (CNE) précise sa position sur le
diagnostic préimplantatoire.
L'Office
fédéral de la santé publique (OFSP) a demandé à la CNE de préciser ses
positions sur la question du diagnostic préimplantatoire (DPI) afin d'en
tenir compte dans l'élaboration d'un avant-projet de loi sur le sujet.
En
effet, l'interdiction
du DPI figure dans la loi sur la procréation médicalement assistée,
entrée en vigueur en 2001. Cette disposition a été remise en question
plusieurs fois devant le Parlement. En 2005, les Chambres ont donné
mandat à l'OFSP de préparer un nouveau cadre législatif. L'avant-projet
devrait être mis en consultation durant le premier semestre 2008 et le
projet soumis au Parlement en 2010.
La
CNE a émis les recommandations suivantes.
Elle ne s'oppose pas à la sélection d'embryons donneurs potentiels
appelés "bébés médicaments".
Elle propose de ne pas limiter à 3 le nombre d'embryons produits au
cours d'un cycle menstruel, "nombre insuffisant pour réaliser un
diagnostic préimplantatoire avec de bonnes chances de succès".
Elle propose aussi de mettre fin à l'interdiction de congeler les
embryons.La cryoconservation permettrait aux parents
d'utiliser les embryons "diagnostiqués" selon leur "projet
parental".
La
CNE a soulevé une contradiction interne du droit suisse sur la
législation du DPI. Comme le relève Olivier Guillod, directeur de
l'Institut du droit de la santé à Neuchâtel, membre de la commission, la
législation actuelle permet déjà le diagnostic prénatal des maladies
génétiques sur les fœtus, alors pourquoi pas sur des embryons ?
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