Tests ADN : la commission mixte paritaire
a statué
La
commission mixte paritaire s'est réunie hier, mardi 16 octobre, pour
examiner les dispositions du projet de loi sur l'immigration. Elle a
adopté le texte dans sa version issue des travaux du Sénat (cf.
Synthèse de presse du 04/10/07) .
Le décret d'application du dispositif
devrait être soumis pour avis au Comité national consultatif d'éthique
(CCNE), qui avait critiqué cette mesure, le 4 octobre (cf.
Synthèse de presse du 5/10/07).
La commission mixte paritaire a
adopté les dispositions suivantes :
Le test sera proposé dans les 20
pays où les faux actes d'état civil sont très fréquents.
L'ADN du demandeur ne pourra être
comparé qu'à celui de la mère, et l'ADN du père ne sera examiné
qu'en cas de décès de celle-ci.
Le tribunal de grande instance de
Nantes devra donner son accord pour chacun des tests.
Les analyses seront payées par
l'Etat quelle qu'en soit l'issue.
Institué pendant dix-huit mois,
le projet sera ensuite évalué par une commission indépendante,
comprenant le vice-président du Conseil d'Etat et le premier président
de la Cour de cassation. Le Parlement se prononcera alors sur
l'opportunité de le proroger.
Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
Le Figaro (Guillaume Perrault)
17/10/07 - La Croix
(Bernard Gorce, Solenn de Royer) 17/10/07
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