Les
parlementaires britanniques devraient se saisir aujourd'hui de la
question de la réduction du délai légal d'avortement, fixé à 24 semaines
par la législation en vigueur. Depuis l'Abortion Act de 1967, les
chances de survie d'un enfant de moins de 24 semaines ont en effet très
sensiblement augmenté.
La British Medical Association
s'est pourtant opposée à cette proposition, estimant que le délai de 24
semaines était "extrêmement court".
En 1990, le délai légal
d'avortement avait été réduit de 28 semaines, comme le prévoyait l'Abortion
Act, à 24 semaines.
Les parlementaires devraient
aussi se pencher sur la question des avortements médicamenteux. Un
projet de loi propose ainsi d'autoriser les femmes à avorter elles-mêmes
jusqu'à neuf semaines.
D'autres projets devraient être
étudiés comme celui de revenir sur l'obligation de disposer d'une double
signature pour avorter et celui qui propose d'introduire une période de
réflexion entre la demande de l'avortement et l'avortement lui-même.
Selon le Ministère de la Santé,
193 000 avortements ont été pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles
l'année dernière, dont 89% ont eu lieu au cours des 13 premières
semaines de grossesse.