Selon
une étude parue dans la revue médicale The Lancet, 20% des
grossesses dans le monde se termineraient par un avortement spontané ou
provoqué. Le taux d'avortement a diminué de 17% entre 1995 et 2003,
passant de 46 millions à 42 millions. En Europe de l'Est, près de la
moitié des grossesses se finissent par un avortement.
Gilda Sedgh et Iqbal Shas,
auteurs de l'étude, expliquent que les avortements pratiqués par des
personnes qui n'ont pas la compétence nécessaire et/ou dans des
conditions sanitaires insuffisantes sont "une cause majeure" de la
mortalité maternelle. Ils ont lieu, pour 97% d'entre eux, dans des pays
en voie de développement.
La diminution du taux
d'avortements a été plus importante dans les pays développés que dans
les pays en voie de développement. Les auteurs de l'étude estiment que
"la réduction du taux d'avortement coïncide avec une augmentation
importante de l'utilisation de la contraception".*
Enfin, des avortement non
médicalisés sont encore pratiqués dans des pays où l'avortement est
légal, en raison, expliquent les auteurs de l'étude, d'un manque
d'information ou d'un accès limité aux services médicaux.
* NDLR : Une étude publiée le 5
juin dernier par l’Institut national de prévention et d’éducation pour
la santé (Inpes) révélait que malgré un taux d’utilisation des
contraceptifs les plus élevés d'Europe, la France affichait un taux
annuel très élevé de 200 000 avortements provoqués. La moitié des femmes
qui avaient avorté utilisaient un contraceptif efficace. (cf
synthèse de presse du 06/06/07). L'étude parlait du "paradoxe
contraceptif français".