Risque médical : les tarifs d’assurance
augmentent
Le
Sou Médical (groupe MACSF), assureur des professionnels de santé,
s’inquiète de la hausse "catastrophique" des indemnités fixées
par la justice en cas de faute médicale, notamment pour les
professionnels de gynécologie-obstétrique. En 2007, elles ont atteint
plus de 81 millions d'euros.
Dans son dernier rapport d’activité, le Sou Médical constate une
hausse frappante des taux de condamnation des décisions de justice au
civil et s’alarme de cette dérive du "risque médical". Trois spécialités
représentent à elles seules plus de la moitié du total des
indemnisations versées : les chirurgiens, les anesthésistes et les
obstétriciens.
Les professionnels sont le plus souvent condamnés et les
indemnités accordées par les tribunaux aux victimes sont de plus en plus
élevées. En l’espace de 5 ans, le coût moyen d’indemnisation de la
mutuelle pour sinistre corporel a plus que doublé, passant à 255 000
euros.
Lorsqu’il s’agit de bébés handicapés, les montants sont
impressionnants. Par exemple, pour une souffrance fœtale mal prise en
compte par le praticien, l’assurance a provisionné 9,5 millions d'euros.
A garantie équivalente, la mutuelle avait doublé la cotisation
annuelle pour les obstétriciens libéraux l’an dernier. Elle n’assure
plus aujourd’hui que 70 des 1 500 obstétriciens libéraux, contre 500
l’an dernier.
La mutuelle estime que les pouvoirs publics n’ont pas assuré la
prise en charge du handicap de façon effective et suffisamment rapide.
En effet, la jurisprudence Perruche s’applique non seulement à toutes
les affaires en cours avant l’intervention de la loi mais aussi à toutes
celles pour lesquelles la révélation du dommage est intervenue avant la
loi, même si l’action en justice n’a pas encore été intentée.
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