La
communauté internationale devrait rapidement parvenir à un accord sur
une interdiction mondiale du clonage humain, sous peine de voir
apparaître les premiers clones d'ici quelques années, conclut un rapport
fait par des chercheurs des Nations unies et publié ce week-end.
Le rapport préconise donc
d'interdire au niveau mondial le clonage reproductif humain, mais d'autoriser des
pays à mener des recherches sur le
clonage "thérapeutique".
"L'impossibilité d'interdire le
clonage à des fins de reproduction signifie que ce n'est qu'une question
de temps avant que des individus clonés apparaissent sur la planète"
a déclaré Brendan Tobin, avocat des droits de l'Homme et co-auteur du
rapport. "Si un compromis n'est pas trouvé, la communauté
internationale doit accepter sa responsabilité et faire en sorte que
tout individu cloné bénéficie d'une protection totale des droits de
l'Homme".
Le rapport recommande enfin de
mettre en place des mesures de contrôles strictes pour empêcher la
production et la destruction incontrôlées d'embryons.
NDLR : Le 18 février 2005,
l'ONU adoptait au terme de deux années de vifs débats une Résolution contre
toute forme de clonage humain ainsi que l'interdiction de la recherche
sur les cellules souches embryonnaires
(cf synthèse de presse du 21/02/05). Lors de ces débats, la France
demandait comme l'Angleterre, une interdiction du seul clonage humain
reproductif et demandait d'autoriser le clonage dit "thérapeutique".
Mais la majorité des pays avaient fait valoir que le clonage humain est
toujours la création d'un être humain et qu'il fallait donc l'interdire
quelque soit le but poursuivi, que ce soit pour produire des embryons
pour la recherche (clonage dit "thérapeutique") ou que ce soit pour
laisser l'embryon se développer jusqu'à la naissance. L'interdiction
mondiale du clonage humain existe donc déjà. Cette nouvelle
résolution viserait donc à limiter l'interdiction déjà formulée pour
autoriser le clonage de recherche (dit "thérapeutique").