Les
Journées internationales de biologie se tiennent du mardi 6 au jeudi 8
novembre à Paris. Parmi les conférences scientifiques, la question de
l'extension du dépistage néonatal aux maladies potentiellement graves
sera abordée.
Actuellement
une cinquantaine de maladies métaboliques sont dépistées à la naissance.
Cela permet au malade de bénéficier d'une prise en charge spécialisée,
dès son plus jeune âge, et d'améliorer ainsi sa qualité de vie, d'éviter
les complications voire de lui trouver un traitement adapté.
Malheureusement, il n'existe pas de traitement pour toutes les maladies
dépistées, d'où la question de savoir s'il est légitime ou non de faire
appel au dépistage.
"A
l'étranger, certains observateurs font valoir que ce dépistage ne
profite certes pas à l'enfant, mais présente un intérêt pour un
dépistage familial ultérieur", indique le Professeur Michel Roussay,
président de l'Association française pour le dépistage et la prévention
des handicaps de l'enfant (AFDPHE). En effet, les parents, informés dès
la naissance de la maladie de leur enfant, pourraient, à l'occasion
d'une prochaine grossesse, rechercher si l'enfant à venir est atteint de
la maladie et éventuellement pratiquer un avortement si l'enfant est
porteur de la maladie.
Pour
le Professeur Roussay : "Cette position se heurte de manière très
claire à un principe fondamental, à savoir que le dépistage doit
impérativement apporter un bénéfice individuel à l'enfant chez qui il
est pratiqué". "Au bout du compte, la question devra être
tranchée par les autorités sanitaires et l'assurance-maladie, qui
finance ce dépistage."