Une
équipe de la faculté de médecine de Cleveland (Ohio) aurait créé, par
thérapie génique, des rongeurs aux capacités spectaculaires.
Un
article, mis en ligne en août 2007, et prochainement publié par la revue
américaine Journal of biological chemistry, révèle en effet que
ces souris sont spontanément sept fois plus actives dans leurs cages que
des souris normales. Sur un tapis roulant, elles peuvent courir jusqu'à
6 kilomètres à la vitesse de 20m/minute, quand une souris normale
s'arrête au bout de 200 mètres. Ces capacités s'expliquent par leur
consommation d'oxygène qui est 40% plus élevée et par la faible
production d'acide lactique dont l'accumulation entraîne des crampes.
Par ailleurs, ces souris mangent 60% de plus que leurs congénères mais
leur poids est deux fois moindre. Leur taux de graisse corporelle est
deux à trois inférieures aux rongeurs normaux. Enfin, ces souris
génétiquement modifiées ont une longévité supérieure et un
vieillissement ralenti.
Les
chercheurs ne connaissent pas l'impact de cette thérapie génique sur les
cerveaux des souris et n'expliquent pas l'accroissement de leur
longévité.
Interrogé
par The Independant, Richard Hanson qui a dirigé l'étude, affirme
que ces souris transgéniques ne sont pas un modèle pour une thérapie
génique chez l'homme : "il n'est pas possible actuellement
d'introduire des gènes dans les muscles squelettiques humains et il ne
serait pas éthique de le tenter". En revanche, le chercheur craint
le détournement de telles molécules par des sportifs à des fins de
dopage.
Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
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