Famille
Chrétienne revient dans sa
rubrique "Actualités" sur l'euthanasie et plus précisément sur le
procès de Périgueux
(cf revue de presse du 16/03/07). Il dénonce la médiatisation de
cette question visant à accoutumer les français avec l'idée
d'euthanasie.
Le
magazine fait le parallèle entre ce procès et le procès de Bobigny qui
avait abouti en 1975 à la dépénalisation de l'avortement. Les partisans
de l'euthanasie ont agi de la même façon. En 1971, le Nouvel
Observateur publiait les noms de 243 femmes qui déclaraient avoir
avorté. Cette fois-ci, le journal a publié un manifeste de plus de
2 000 soignants qui auraient "aidé des patients à mourir". Cette
expression "soigneusement répétée sur toutes les ondes, a pénétré au
forceps les oreilles de 60 millions de français".
La
mise en scène du procès est aussi à retenir : mise en avant de Marie
Humbert désignée comme une "mater dolorosa" et du Dr Chaussoy.
D'ailleurs, à l'issue du procès de Bobigny dont elle fut l'avocate,
Gisèle Halimi avait avoué : "les médias ont parfaitement joué leur
rôle". La même histoire semble donc se répéter...
Même
constat de la part du père Michel Viot dans le Forum des Lecteurs.
Il
constate que comme en 1975 pour l'avortement, on parle aujourd'hui de
"bonne intention". A l'époque, il s'agissait de mettre fin aux
avortements, aujourd'hui d'éviter que les malades ne souffrent en fin de
vie.
Même présentation : dans les 2 cas, un procès pour la liberté, en 1975
pour les femmes, aujourd'hui pour tous. Même procédé : en 1975, des
soignants reconnaissaient avoir pratiqué des avortements, interdits par
la loi. Aujourd'hui les médecins reconnaissent avoir euthanasié des
patients, malgré l'interdit de la loi. Enfin, dans les 2 cas, on a
assisté à la dissimulation de solutions conformes au respect de la vie :
pour l'avortement, faciliter l'accès à l'adoption et aujourd'hui
faciliter l'accès aux soins palliatifs.
Pour
conclure, le père Michel Viot s'interroge : "Après avoir inscrit dans
la constitution de la République l'abolition de la peine de mort,
croirait-on en être quitte pour cela avec le respect dû à notre vie
humaine?".