Plus
de 12 000 personnes attendent aujourd'hui un greffon. Face à la pénurie
des greffons disponibles, neuf équipes hospitalières ont été autorisées
à effectuer, à titre expérimental, des prélèvements sur des victimes
d'arrêt cardiaque.
L'Agence de la
biomédecine a lancé un programme expérimental de prélèvement
d'organes, non plus chez des personnes en situation de coma dépassé, et
maintenues en survie artificielle dans des services de réanimation, mais
chez des individus dont le cœur vient de cesser de battre et qui n'ont
pas pu être réanimés.
Neuf équipes
hospitalo-universitaires (Angers, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nancy
Strasbourg, Paris, St Louis, la Pitié-Salpêtrière et Kremlin-Bicêtre)
vont pratiquer ces prélèvements.
En pratique,
les prélèvements ne pourront être effectués que dans les six heures qui
suivent l'arrêt cardiaque initial. Ils concerneront, pour l'essentiel,
des personnes qui ont fait un arrêt cardiaque en dehors de tout contexte
de prise en charge médicalisée, et celles pour lesquelles le massage
cardiaque et la ventilation mécanique n'ont pas été efficaces.
Les autorités
françaises ont, pour des raisons éthiques, interdit les prélèvements
chez les personnes dont l'état de santé a conduit à une décision
médicale d'arrêt de soins en réanimation.