Aujourd'hui,
lundi 12 mars, a lieu devant la Cour d'assises de Périgueux
(Dordogne), le procès du Docteur Laurence Tramois et de l'infirmière
Chantal Chanel. Toutes les deux sont accusées d'avoir donné la mort à
une patiente en phase terminale d'un cancer en août 2003. Ce procès peut
être utilisé comme tribune par les militants pro-euthanasie alors que l'ADMD
est portée aux bancs des accusés (cf.
Synthèse de presse du 08/03/07).
"L'euthanasie est une mauvaise
réponse à un vrai problème", rappelle Edouard Ferrand,
anesthésiste-réanimateur à l'hôpital Henri-Mondor (Créteil) et membre de
plusieurs commissions d'éthique médicale, dans un entretien publié dans
Le Monde. Pour lui, le vrai débat porte sur les soins palliatifs
et les moyens à mettre en œuvre pour accompagner les personnes en fin de
vie. Il considère que si la loi Leonetti de 2005 était bien appliquée,
elle permettrait de mieux accompagner les mourants.
Une Lettre a été adressée au Président de
la Cour d'assises de Périgueux pour demander le report du procès après
les élections. Ont signé : Antoine Beauquier, avocat, Marie de Hennezel,
psychologue, Jean-Michel Boles, réanimateur, Guy Coq, philosophe,
Jean-Pierre Le Goff, sociologue, Xavier Mirabel, cancérologue. Ils
considèrent que "la sérénité du débat judiciaire qui s'impose dans
une affaire de cette nature apparaît d'ores et déjà gravement
compromise". "Divers groupes, dont l'objet est de promouvoir
l'euthanasie, sont à l'origine d'opérations de pression partisanes qui
n'ont d'autre objet que d'instrumentaliser ce procès, afin d'influencer
les candidats, à la veille d'une échéance électorale majeure",
indique notamment le recours.