Le
Figaro, Le Monde et Libération reviennent sur le
manifeste en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie, signé par 2
000 médecins et soignants, paru hier dans Le Nouvel Observateur
et Ouest France (cf. Synthèse de presse du 08/02/07).
La Société
française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a elle aussi
publié un manifeste contre la dépénalisation de l'euthanasie, destiné à
être signé par "les représentants des sociétés savantes concernées
par l'accompagnement en fin de vie, mais aussi par tout soignant qui se
sent en accord avec cette déclaration" (www.sfap.org).
Ce manifeste appelle à une "réflexion approfondie et dépassionnée"
plutôt qu'à des "solutions simples et simplistes". Les auteurs y
dénoncent le "suicide légalement assisté" qui "modifierait
radicalement notre fonctionnement social". Par ailleurs, ils
insistent sur le fait que l'"assistance
légale au suicide" ne relève pas des compétences des professionnels
de santé. Parce que "donner la mort ne requiert aucune compétence
médicale", les professionnels de santé n'ont aucune raison d'assumer
ce rôle. Enfin, ce manifeste estime que la loi de 2005 sur la fin de vie
(dite loi Léonetti) "apporte des solutions concrètes à ces questions
difficiles", notamment sur l'acharnement thérapeutique. Conscient
que son application concrète demeure "très imparfaite", la SFAP
demande que soient mis en place plus de moyens pour que soit appliquée
la loi de 2005.
Le Collectif pour une médecine de vie, pour sa part, organise, dimanche 11 mars,
à Paris, une manifestation contre la légalisation de l'euthanasie. La
manifestation partira à 15h30 du "Parvis des Libertés & des Droits de
l'Homme" (Trocadéro). Cette initiative fait suite à la pétition lancée
par le Collectif signée par plus de 12 000 personnes dont 2 000
soignants (www.medecinedevie.com).