
Des
chercheurs travaillant conjointement en Grande Bretagne (université de
Newcastle) et aux Etats-Unis (université du Texas) sont parvenus à
transformer des cellules souches présentes dans le sang de cordon, en
cellules productrices d'insuline. Ces résultats ouvrent des perspectives
thérapeutiques pour les personnes souffrant du diabète
insulino-dépendant (ou diabète de type 1). Cette maladie est due à la
destruction des cellules qui assurent, au sein du pancréas, la synthèse
de l'insuline, cette hormone qui régule la concentration de sucre dans
le sang. Ces résultats ont été publiés dans la revue Cell
Proliferation
(cf revue de presse du 30/05/07).
"Dans chaque sang de cordon,
nous pouvons obtenir environ 500 000 cellules souches", explique le
biologiste français Nicolas Forraz, de l'université de Newcastle. "Et
nous pouvons multiplier in vitro leur nombre par 168, moyennant des
procédés à la fois longs et très coûteux."
"Nous sommes parvenus à
transformer, en 21 jours, des cellules souches en cellules productrices
d'insuline", expliquent les chercheurs dans Cell proliferation.
Si les biologistes
reconnaissent n'être qu'au début de leur recherche, ils estiment que
leurs travaux à terme pourraient pallier les impasses thérapeutiques des
greffes de fragments de tissus pancréatiques.
"Nous envisageons d'utiliser
les cellules souches pour créer des cellules sécrétant de l'insuline,
mais aussi les cellules immunitaires présentes dans le sang de cordon,
qui pourraient permettre de "calmer" les racines auto-immunes de cette
affection qui détruit des régions du tissu pancréatique", précise
Nicolas Forraz.
En France, les autorités
sanitaires et éthiques s'opposent toujours à la conservation du sang de
cordon ombilical au motif que l'on ne dispose pas encore de
justifications rationnelles suffisantes. |