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Après
les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France autorisera-t-elle le
test de dépistage génétique qui permet de connaître le sexe de son bébé
dès la sixième semaine ? (cf.
Synthèse de presse du 07/05/07 et du
18/05/07)
Lancé par la société américaine
DNA Worldwide, le test "Pink or Blue" détecte sur l'embryon la
présence du chromosome Y, dont seuls les garçons sont porteurs, à partir
d'une goutte de sang de la mère. Son coût s'élève à 278 euros pour
obtenir le résultat en six jours et 350 euros pour une réponse en quatre
jours. D'après DNA Worldwide, qui s'engage à rembourser les parents en
cas d'erreur, ce test serait fiable à 99%.
Selon les responsables de l'Agence
de biomédecine, la France n'autorisera pas la commercialisation de ce
test. Pour autant, aucune mesure ne sera prise pour en interdire
l'accès, via Internet. Rappelons que la loi de bioéthique de 2004
autorise le diagnostic prénatal du sexe en cas d'indication médicale
liée à une maladie génétique présente dans la famille, et dans des
centres agréés et pluridisciplinaires placés sous le contrôle de
l'Agence de biomédecine.
Ce test suscite une vive polémique
alors que dans plusieurs pays, comme l'Inde et la Chine, l'on pratique
massivement l'avortement sélectif en fonction du sexe. En Asie, 90
millions de femmes manquent à l'appel... |