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Plus
de 50 000 paysans dans le sud de la Chine (Guangxi) ont manifesté les 18
et 19 mai, contre les fortes amendes et les avortements infligés par la
politique de contrôle des naissances de l'Etat. Dernièrement, des
démographes chinois ont constaté que de riches citadins n'hésitaient
plus à payer des amendes afin d'avoir un enfant en plus (cf
Synthèse du 10/05/07).
Depuis 1979,
les Chinois des villes ne peuvent pas avoir plus d'un enfant ; les
paysans sont autorisés à en avoir deux, si leur premier bébé est de sexe
féminin. S'ils ont eu "trop d'enfants", les paysans chinois doivent
payer des amendes pouvant aller de 6 000 à 60 000 yuans (600 à 6000
euros). "Si les paysans n'ont pas d'argent, ils leur prennent des
biens de valeur ou bien ils les détruisent".
La
planification des naissance aurait empêché de naître 400 millions
de chinois. Les autorités chinoises prévoient un pic de population de
1,5 milliard d'habitants en 2033 aussi le gouvernement maintient-il sa
politique draconienne de planification des naissances : politique de
l'enfant unique, avortements forcés, etc. Pour être admises dans les
écoles, on oblige les jeunes étudiantes chinoises à se soumettre à un
test de grossesse et à avorter, si nécessaire.
Cette
planification des naissances n'est pas sans entraîner de profonds et
graves déséquilibres : sélection en fonction du sexe de l'enfant,
déséquilibre entre le nombre de garçons et de filles, système de
retraite, exode rural (cf.
Synthèse du 18/01/07). |