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Jusqu’à
maintenant, aux Etats-Unis, le dépistage de la trisomie 21 était
systématiquement effectué chez les femmes enceintes âgées de 35 ans et
plus. Suivant une nouvelle recommandation du Collège américain des
obstétriciens et gynécologues, les médecins proposent désormais une
nouvelle procédure de dépistage et ce, à toutes les femmes, quel que
soit leur âge.
Selon le New York Times,
90% des enfants trisomiques 21 dépistés sont déjà avortés.
Convaincu que nombre de couples
n’avorteraient pas s’ils connaissaient des enfants atteints de trisomie,
des parents d’enfants handicapés ont lancé des groupes de soutien pour
favoriser cette rencontre. Les parents invitent ces couples, à
rencontrer chez eux leur enfant et proposent d’accompagner tout au long
de la grossesse ceux qui décident de ne pas avorter. Leur but n’est pas
de forcer ces couples à garder leur enfant, mais de les informer. Cette
démarche permet de montrer aux couples concernés des perspectives
beaucoup plus positives que celles présentées par les médecins qui se
sentent obligés de décrire sans ménagement les difficultés de la vie
avec un enfant handicapé et orientent les parents vers une décision
irréversible. La plupart des parents participant à ce projet se
déclarent « pro-choix », tout en souhaitant préserver la société, d’une
utilisation abusive de la génétique et de la technologie qui confine à
l’eugénisme.
Cette menace est d’autant plus
inquiétante que le dépistage prénatal se développe sur bien d’autres
critères génétiques.
Le fait que de moins en moins de
personnes trisomiques 21 parviennent à naître, rend plus grand
l'isolement de celles qui restent et s’accompagne d’une nette diminution
des fonds consacrés à la recherche sur cette maladie.
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