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Les
2 candidats au second tour de l'élection présidentielle ont confirmé
leur projet respectif sur la fin de vie. Ségolène
Royal a confirmé son projet de faire
voter une nouvelle loi permettant la pratique de l'euthanasie dans
certains cas. Nicolas Sarkozy estime en revanche que la loi Leonetti
"a donné aux médecins le cadre juridique pour éviter un acharnement
thérapeutique déraisonnable". Le candidat UMP a dit vouloir "en
priorité" développer les soins palliatifs pour les malades en fin de
vie. "Il faut les généraliser, y former le personnel médical et
ensuite, évaluer la situation".
Le journal La Croix revient sur le vote
des chrétiens. Pour ces derniers, les choix bioéthiques des 2 candidats
ne laissent pas indifférent. On sent une nouvelle prise de conscience
des chrétiens sur ces sujets, notamment la question de l'objection de
conscience qui est de plus en plus présente au cœur de leur réflexion.
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon rappelle qu'"un
électeur chrétien ne doit pas favoriser l'avortement ou l'euthanasie, le
mariage homosexuel, l'injustice dans la répartition des biens ou le
rejet des immigrés". Sur la question de l'objection de conscience,
le cardinal Barbarin reconnaît qu'"une telle situation peut se
présenter ou s'imposer à la conscience d'un électeur". "Il pose
alors l'acte politique de ne pas voter ou de voter blanc"
explique-t-il "Mais il faut qu'il sache que de toute façon, l'un des
2 candidats sera élu". Il conclut "faire le choix de l'objection
de conscience, c'est encore une part de responsabilité et estimer que
les 2 candidats sont également et gravement inadéquats à cette
responsabilité, ce qui est à bien réfléchir".
Pour en savoir plus, lire le
dossier
Gènéthique "spécial "Présidentielles 2007",
"les options légitimes d'un vote en conscience" sur le site de la
fondation de service politique, ou le livre de Thierry Boutet
"L'engagement des chrétiens en politique : Doctrine, enjeux, stratégie"
Ed : Privat |