Quarante
ans après la légalisation de l'avortement, le nombre d'avortements en
Grande-Bretagne est toujours en hausse et a même doublé depuis 1967 (cf.
Synthèse de presse du 22/06/07). En 2006, 193 000 avortements ont
été pratiqués, soit 3,9% de plus qu'en 2005, ce qui représente 18,3
avortements pour 1 000 femmes.
Cette
augmentation concerne de plus en plus les mineures : le taux
d'avortements était de 18,2‰ en 2006, contre
17,8‰ en 2005.
Un
rapport récemment remis au gouvernement britannique met en cause la
consommation d'alcool et de drogue pour expliquer cette hausse du nombre
d'avortements : "le lien entre un comportement sexuel risqué et
l'utilisation de drogue et d'alcool est bien établi". Ce rapport
dénonce aussi le rôle des médias "promouvant des relations sexuelles
très jeunes".
Par
ailleurs, alors que certains grands prématurés de 23 semaines survivent,
la législation britannique autorise l'avortement jusqu'à 24 semaines. "Cela
signifie que, de deux bébés du même âge, l'un peut être avorté, tandis
qu'un autre naîtra."
Au
vu de ces éléments, un comité scientifique parlementaire lance cette
semaine une période de consultation sur l'avortement qui, "en se
cantonnant aux avancées scientifiques", pourrait aboutir à une
révision de la loi de 1967.