Des
chercheurs américains de l’Université Cornell à New York présentent
aujourd’hui dans The Lancet les premiers résultats d’un essai
testant la thérapie génique chez 11 personnes atteintes de la maladie de
Parkinson.
Les chercheurs ont injecté chez
les patients, par voie chirurgicale, un virus modifié pour inhiber
l’activité du noyau subthalamique.
Bien tolérée par les patients,
cette procédure n’a pas eu d’effets secondaires ni créé de complications
et un an après l’opération, "une petite amélioration des symptômes
est observée, avec (…) une certaine normalisation de l’activation
des réseaux cérébraux".
Pour le professeur Jean-Michel
Heard de l’Institut Pasteur (Paris), "ces travaux sont très
intéressants. (…) Le virus vecteur du gène utilisé ici a la
particularité d’avoir été vidé de ses gènes et de ne pas induire de
réponse immunitaire et donc de rejet".