France
2 a diffusé le 14 juin un reportage sur l'avortement à hauts
risques en Espagne, où certains médecins le pratiquent jusqu'au
huitième mois de grossesse.
On découvre une
journaliste enceinte de 8 mois qui se voit proposer un
avortement dans une clinique privée de Barcelone pour la somme
de 4 000 euros.
Simone Veil, qui
dépénalisa l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1975,
reconnaît que cette situation est "effrayante", mais qu'on
ne peut pas empêcher les femmes de se rendre en Espagne. Elle
rappelle que la Cour européenne a estimé que cette question
relevait des législations nationales et non de l'Europe.
Cette enquête révèle
que l'accès à l'avortement est devenu difficile en France
notamment parce que les médecins se détournent de cette
pratique.
Simone Veil rappelle
qu'une clause de conscience figure dans la loi Veil. "C'est
une question éthique et pas seulement un geste médical",
explique-t-elle. "La seule chose que j'avais négociée avec
l'Eglise était de ne pas contraindre les médecins. C'est un
point à maintenir, car on ne peut obliger personne à aller
contre ses convictions. Il est de plus en plus évident
scientifiquement que, dès la conception, il s'agit d'un être
vivant", conclut-elle. |