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Le
Vatican a indiqué, mercredi dernier, qu'il regrettait qu' Amnesty International ait effectué un "volte-face pro-avortement"
et a annoncé la suspension du soutien financier de l’Eglise
catholique à cette œuvre.
En avril 2007, Amnesty
International a fait plusieurs recommandations concernant
l’avortement. Elle a demandé sa dépénalisation "afin d’éliminer
les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions" et a
demandé aux Etats de prendre les mesures nécessaires pour que
l’avortement soit accessible aux femmes victimes de viol,
d'agression sexuelle ou d'inceste, ou dont la vie est en danger du
fait de la grossesse.
Ce sont toujours sur ces cas
"extrêmes" que les lobbies tentent de faire légaliser l'avortement
avant de généraliser son autorisation.
Le cardinal Martino,
président du Conseil pontifical Justice et Paix, a exprimé son "profond
regret" et affirmé que "la suspension de tout financement à
Amnesty de la part des organisations catholiques comme des
individus" était la "conséquence inévitable" de la
décision d’Amnesty International.
Le Vatican dénonce "les
lobbies pro avortement qui continuent leur propagande dans le
cadre de ce que Jean-Paul II appelait la culture de mort".
Pour le Cardinal Martino, "il est extrêmement grave qu’une
organisation méritante comme Amnesty International se plie aux
pressions de ces lobbies". |