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En
Chine, les fonctionnaires du planning familial imposent un strict
respect du contrôle des naissances. Cette politique force les familles
chinoises à n'avoir qu'un seul enfant pour les "Chinois des villes" et
deux pour les "Chinois des champs", si ces derniers ont eu une fille en
premier. En 30 ans, ce sont ainsi trois cents millions d’enfants qui
n’ont pas vu le jour.
Pour
sanctionner les couples qui ne respectent pas cette directive, le
planning familial exige une "taxe sociale de compensation" dont
le montant est de plus en plus élevé. Dans des régions reculées où l’on
peine pour gagner 2 euros par jour, les amendes varient entre 1 200 et
2 000 euros pour le premier enfant "de trop" ! Les sommes peuvent
doubler pour le second et tripler pour le troisième.
Or,
depuis janvier dernier, le gouvernement a constaté que les directives
concernant le contrôle des naissances étaient de moins en moins
respectées et a durci sa politique. De nouvelles règles ont donc été
imposées aux agents du planning familial. Avant le mois d’août, chacun
d’entre eux doit prouver qu’il a contribué à la stérilisation d’un homme
ou d’une femme et avoir collecté une amende d’au moins 50 euros, en
dépit de quoi les promotions sont supprimées.
Depuis
quelques jours, des milliers de personnes ont commencé à se révolter
contre cette politique : "ce n’est pas tant le contrôle des
naissances qui nous gêne que la façon dont il est appliqué. Rendez-vous
compte : les types du planning familial débarquent chez les gens, vêtus
de treillis militaires, casqués, armés de gourdins. Tous ceux qui
refusent de payer les amendes voient leurs biens confisqués ! Les agents
démontent les fenêtres, les portes, s’emparent des ustensiles…". Une
autre personne témoigne : "parfois, ils forcent les femmes qui n’ont
pas la permission d’être enceinte à avorter ! " (cf.
Synthèses du 23/05/07 et du
10/05/07).
Affrontements
avec la police, voitures brûlées... La répression est en cours. |