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Le
quotidien Le Monde consacre un article à Gisèle Halimi, avocate
au procès de Bobigny en 1972 qui ouvrit la voie à la loi de 1975
autorisant l'avortement.
Devant les femmes de la prison de
Fleury-Mérogis, Gisèle Halimi explique son nouveau combat : étendre les
"droits acquis" par des citoyennes d'un pays européen aux autres femmes
de la Communauté. A travers son mouvement "Choisir, La Cause des
femmes" elle propose "de choisir, dans les 27 pays d'Europe, les
lois qui nous semblent les plus favorables aux femmes et d'en faire un
bouquet législatif qui s'imposerait dans toute l'Europe : avortement,
divorce, droit du travail, prostitution...Ce serait le nivellement par
le haut. Une source de solidarité entre Européennes. Et une façon de
propulser l'Europe en avant. Elle en a bien besoin non ?"
ajoute-t-elle.
Elle veut que son combat obtienne la légalisation de l'avortement
dans les pays où il ne l'est pas : en Pologne, en Irlande, à Chypre ou à
Malte. Elle suggère que l'on prenne "aux Pays-Bas la loi sur l'IVG
qui offre aux femmes huit semaines supplémentaires. A l'Espagne, sa
loi-cadre sur les violences et à la France la parité constitutionnelle,
à condition d'en renforcer les sanctions..."
Certaines détenues n'ont pas
manqué de réagir. Difficile, dit l'une d'entre elles "quand on sait
le poids des religions !". "Un rêve!" s'exclame une autre. |