A
l’occasion d’une conférence
internationale sur l’euthanasie qui se tient en Autriche, au château d’Hartheim
- où furent euthanasiées par le régime nazi près de 30 000 personnes
handicapées - Bobby Schindler, frère de Terri Schiavo et directeur
exécutif de la Fondation Terri Schiavo, fait le point sur le problème
grandissant de l’euthanasie aux Etats-Unis.
Bobby Schindler fait d’abord le
lien entre l’endroit, hautement symbolique, où se tient la conférence
internationale et les tendances actuelles de la "culture de mort".
Pour lui, il n’existe aucune différence entre éliminer des enfants parce
qu’ils sont atteints de déficience physique ou mentale et ce qui est
arrivé à sa sœur et qui arrive chaque jour encore aux Etats-Unis.
Rappelons que la sonde
d'alimentation de Terri Schiavo, plongée dans le coma, avait été
débranchée, le 18 mars 2005, à la demande de son mari qui avait fait
valoir devant la justice qu'elle n'aurait pas voulu d'une telle vie, et
ce, contre la volonté de ses parents et alors même qu’elle était en
bonne santé physique.
Depuis la mort de Terri Schiavo,
la loi a été modifiée et les tubes d’alimentation sont désormais
reconnus comme un "support artificiel", un "soin
extraordinaire", plutôt que comme un soin basique. De ce fait, la
vie de dizaine de milliers de personnes se trouve menacée…
Face à de tels cas, il existe
pourtant deux options possibles : choisir de supprimer une personne à
cause de sa déficience ou choisir de la soigner et de l’aimer. Pour
Bobby Schindler, c’est dans l’intérêt des industries médicales de
justifier, légaliser, rationnaliser le meurtre de personnes comme Terri
Schiavo, pour économiser de l’argent. Ces personnes coûtent cher à la
société.
Il est plus que jamais nécessaire
de se mobiliser contre la déshumanisation ambiante, conclut-il.