La
Banque mondiale vient de publier un rapport vantant l'action du planning
familial. Ce rapport s'adresse aux pays pauvres, aux agences d'aide et
aux bailleurs de fonds, regrettant leur manque d'intérêt pour la
contraception et les programmes de santé liés à la reproduction.
Pour la Banque mondiale, ces
programmes permettent de maîtriser le taux de fécondité "qui est
fortement liés à la pauvreté endémique, à la mauvaise éducation et au
nombre élevé de décès de mères et d'enfants".
Paul Wolfowitz, l'ancien président
de la Banque Mondiale, proche de la droite conservatrice américaine
n'avait pas souhaité diffuser ce rapport.
Dans un communiqué, le
vice-président de la Banque mondiale en charge du Développement humain,
Joy Phumaphi déclare "la Banque, aux côtés du Fonds des Nations unies
pour la population, l'Organisation mondiale de la santé, et les agences
techniques de santé, s'engage à aider ces femmes à prendre des décisions
volontaires et informées en matière de fertilité".
Le rapport précise que 35 pays,
notamment en Afrique sub-saharienne, connaissent des taux de natalité
supérieurs à 5 enfants par femme, que sur 210 millions de femmes
enceintes chaque année, 500 000 meurent pendant leur grossesse ou à
l'accouchement.