Selon
une étude présentée au 23ème congrès annuel de la Société européenne de
reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE), le diagnostic
préimplantatoire (DPI) sur les embryons de femmes d'âge avancé pourrait
réduire les chances de grossesse. "Les résultats suggèrent que pour 9
femmes de 35 à 41 ans, qui prévoient 3 cycles de FIV, il y aura une
naissance vivante de plus, si le diagnostic préimplantatoire à la
recherche d'aneuploïdie n'est pas réalisé." Cette étude a été
publiée dans le New England Journal of Medicine.
Les résultats de cette étude
suggèrent donc que le DPI ne fasse pas partie des "examens de routine"
pour les femmes âgées de plus de 35 ans qui ont recours à une
fécondation in vitro, explique le Dr Mastenbroeck, l'un des
auteurs de l'étude.
Au cours de l'étude, les
scientifiques ont également étudié les effets du diagnostic
préimplantatoire sur le déroulement des grossesses. 408 femmes âgées de
35 à 41 ans ont participé à l'étude, la moitié étant soumises au DPI. Le
taux de grossesses s'est révélé inférieur dans le groupe ayant fait un
DPI : 25% contre 37% dans l'autre groupe.
Par ailleurs, plus de 60% des
embryons sélectionnés par DPI et implantés présentaient des anomalies.
Plusieurs explications peuvent être avancées : "la biopsie servant au
prélèvement de la cellule pourrait nuire au développement de l'embryon
plus qu'on ne le pensait" ou "la cellule examinée pourrait ne pas
être représentative de l'embryon tout entier", suggère les auteurs
de l'étude.
Lire l'étude
du "New
England Journal of Medicine" en ligne
NDLR : Le DPI
sélectionne les embryons sains pour les réimplanter dans l'utérus
maternel. Aucun embryon n'est guéri par le DPI. Ceux qui sont malades
sont détruits ou utilisés pour la recherche.